Suite à l’appel de Québec : de la mise en place d’un Fonds Francophone d’Investissement (FFI)

A retrouver aussi sur le site officiel du Front National : De la mise en place d’un Fonds Francophone d’Investissement

Jusqu’à aujourd’hui, le gouvernement français a choisi de ne pas développer de stratégie de développement économique ambitieuse au sein de son espace géolinguistique, la francophonie. L’action internationale de la France ne vise pas non plus à conjurer le mal-développement des pays d’émigration massive, ainsi que le cercle vicieux de la « solidarité diasporale », dévastateur notamment pour l’Afrique francophone.

 

Pendant que de par le monde émergent de nouveaux organismes de financement du développement, comme la Nouvelle Banque de Développement des BRICS (NBD, 2016) ou la Banque Asiatique d’Investissement et d’Infrastructure (AIIB, 2014), les pays francophones sont toujours soumis aux programmes de financement des institutions internationales (FMI, Banque Mondiale), qui contribuent à l’endettement puis au surendettement de leurs bénéficiaires.

 

Il apparaît plus que jamais nécessaire qu’un grand pays francophone et développé comme la France lance une initiative pour sortir les pays du Sud de cette spirale de l’endettement, comme pour ménager des parts de marché à l’export pour les entreprises des pays du Nord francophone, dans une optique de développement co-profitable.

 

Dans son « Appel de Québec », Marine Le Pen propose la création d’une Banque Francophone de Développement ou Fonds Francophone d’Investissement (FFI). Une telle institution financière multilatérale, au capital ouvert aux pays membres de l’OIF sur base volontaire, est possible à mettre en place dès les premiers jours d’un quinquennat.

 

Cette institution multilatérale dotera 50% de ses fonds à la dotation en capital des TPE-PME des pays émergents du monde francophone ; 50% pour le financement de l’accompagnement de ces petites et moyennes entreprises.

 

Organiser le monde francophone autour d’une économie à taille humaine, voilà l’objectif ambitieux d’une telle institution financière. Instrument d’un nouveau rapport Nord/Sud fondé sur la coprofitablité, le partage des risques en capital et en emprunt, ce FFI aurait toute légitimité à installer son siège dans un département français, proche des côtes africaines.

 

Loup Viallet, président du COMEF

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