Quelques mots sur la jeunesse béninoise

Quelques mots sur la jeunesse béninoise

Le 20 sept. 2016, à Paris.

Notre mission en République du Bénin nous a conduit à rencontrer des hommes et des femmes au service des leurs, engagés là où l’Etat n’a pas les moyens d’agir, quand les administrations combattent le paludisme à coups de moustiquaires.

Un des chantiers les plus perceptibles est celui des enfants déshérités. Orphelins ou issus de familles démunies ou disloquées, ils sont des milliers à travailler dans la rue à l’heure de l’école : gonflage de pneus, recharges téléphoniques, cuisine, trafics divers.

Cotonou, quartier Ménontin en bordure du lac Nokoué.

Cotonou, quartier Ménontin en bordure du lac Nokoué.

Si l’école publique est ouverte à tous, elle n’est pas obligatoire et les frais d’inscription, les dépenses pour les fournitures scolaires, les uniformes, les livres sont des barrières pour de nombreux parents. Et l’illettrisme accentue cette situation : l’idée que l’école est un investissement dans l’avenir, un moyen d’ascension sociale, ne convainc pas massivement dans les campagnes.

Dans la capitale politique, Porto-Novo, l’ONG ADIFED (Aide & Action pour le Développement et l’insertion des femmes et enfants déshérités) que préside Lucien AKPLOGAN, directeur d’école à la retraite, œuvre pour la scolarisation des enfants des rues du quartier Topkota-Davo. Il est épaulé en cela par le père Aurélien Juvencio AHOUANGBE, directeur du Foyer DON BOSCO, qui encadre de centaines de jeunes adolescents sortis de réseaux criminels pour les former à de petits métiers (blanchisserie, boulangerie) et guider certains vers des diplômes secondaires.

Aujourd’hui stabilisé à 3%, le Bénin a connu pendant une décennie un accroissement naturel de sa population à 3,5%, un taux des plus élevés au monde. Faute d’investissements dans les services de base (santé, éducation, protection sociale) ; d’une industrialisation raisonnée permettant l’émergence d’une classe moyenne  et la création d’une fiscalité stable dans les villes quand déjà la moitié de la population vit en zone mi-urbaine mi rurale ; d’une développement co-profitable avec des Etats-partenaires plutôt qu’avec des grands ensembles financiers prédateurs, court-termistes, notamment concernant les produits agricoles, la protection et le développement de l’agriculture tropicale écologique (*voir ce documentaire de notre partenaire PJUD-Bénin) la jeunesse béninoise, dont 60% a moins de 20 ans, s’épuisera encore longtemps à chercher à survivre.

Photo de couverture.

Photo de couverture.

La plupart des mères célibataires ont ainsi entre 14 et 21 ans. Les abandons de nourrissons sont fréquents, et les orphelinats ne sont pas nombreux, ni bien équipés.

La prostitution apparaît alors comme la solution pour survivre pour des milliers de jeunes mères célibataires. Certaines acceptent les propositions de  couples occidentaux et deviennent mères porteuses. Une carrière informelle, courte, destructrice  mais  hautement rémunératrice.

Mouynath Kaboura, nous a accordé un entretien sur son expérience des mères célibataires.

 

Aujourd’hui stabilisé à 3%, le Bénin a connu pendant une décennie un accroissement naturel de sa population à 3,5%, un taux des plus élevés au monde.

Faute d’investissements dans les services de base (santé, éducation, protection sociale) ; d’une industrialisation raisonnée permettant l’émergence d’une classe moyenne  et la création d’une fiscalité stable dans les villes quand déjà la moitié de la population vit en zone mi-urbaine mi rurale ; d’une développement co-profitable avec des Etats-partenaires plutôt qu’avec des grands ensembles financiers prédateurs, court-termistes, notamment concernant les produits agricoles, la protection et le développement de l’agriculture tropicale écologique (*voir ce documentaire de notre partenaire PJUD-Bénin) la jeunesse béninoise, dont 60% a moins de 20 ans, s’épuisera encore longtemps à chercher à survivre.

 

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Père Aurélien Juvencio AHOUANGBE, directeur du foyer DON BOSCO, Porto-Novo : ahouangbe@gmail.com

Lucien AKPLOGAN, ONG ADIFED : oadifed@yahoo.fr / Facebook du SG : Gael AKPLOGAN

MOUYNATH KABOURA : kaboura.mouynatou@gmail.com / Facebook : Mouynath Kaboura

 

"Coopérer et comprendre plutôt qu'asservir"

“Coopérer et comprendre plutôt qu’asservir”

 

 

 

 

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