L’aquaculture est une filière négligée, sa valorisation est pourtant indispensable pour une grande puissance souveraine

L’aquaculture est une filière négligée, sa valorisation est pourtant indispensable pour une grande puissance souveraine

Le 4 et 5 novembre 2015 se tiendront les 11èmes Assises de l’économie de la mer à Marseille. Elle réuniront des haut fonctionnaires français, des diplomates de l’ONU, des chefs d’entreprises ou encore des directeurs d’associations. Constatant le besoin de réfléchir sur la croissance bleue, certains d’entre eux ont déjà évoqué des secteurs de l’économie maritime prometteurs.

Le COMEF note que l’aquaculture fait partie de ces secteurs délaissés : la France, qui possède le deuxième domaine maritime mondial, soutient une production aquacole marine à l’état d’ersatz (6000 tonnes chaque année), et ne produit encore que quelques 33 000 tonnes de poisson avec la pisciculture d’eau douce, là où le Bengladesh, l’Egypte ou encore la Norvège ont une production bien supérieure, avoisinant le million de tonnes de production aquacole par an.

Le COMEF appelle de ses vœux la mise en place d’un grand plan aquacole aussi bien marin que continental car les retombées économiques du développement de cette filière porteuse de haute technologie et de forte valeur ajoutée est aussi un moyen de réduire le déficit de notre balance commerciale. 60% de notre consommation en produits de la mer est le fruit d’importations en particulier de pays asiatiques ! La réduction de ses importations par une relance de l’économie aquacole représente des milliards d’euros économisés pour la France, des créations d’emplois. Une idée sage pour réduire le déficit de notre balance commerciale tout en solidifiant notre marché intérieur par la valorisation d’une filière trop longtemps négligée.

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