La diplomatie francophone : entretien donné par Loup Viallet à Horizon Québec

Loup Viallet et Alexandre Cormier-Denis, président d'Horizon Québec dans le bureau du COMEF pour la signature de la Déclaration "bien chez soi".

Loup Viallet et Alexandre Cormier-Denis, président d’Horizon Québec dans le bureau du COMEF pour la signature de la Déclaration “bien chez soi”.

A l’occasion de leur dernière visite, j’avais accordé un entretien à nos partenaires d’Horizon Québec Actuel, pour présenter au public québécois les objectifs du COMEF et les dangers que provoque l’isolement des nations maritimes et francophones par des politiques d’enfermement continental.

Loup Viallet

 

 

Entretien réalisé à Paris par l’équipe d’Horizon Québec Actuel, le vendredi 17 juin 2016

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Pour aller plus loin :

Bien chez soi – Déclaration portée par le COMEF et ses partenaires internationaux

Le dynamisme du monde francophone représente une opportunité considérable pour la France et pour les entrepreneurs français en crise, lorsque l’on sait que le partage d’une langue est un facteur de croissance économique : deux pays partageant des liens linguistiques tendent à échanger environ 65% plus que s’ils n’en avaient pas, nous apprend une étude publiée dans le Journal of Development Economics.

De même, il existe une corrélation entre la proportion de francophones dans un pays et la part de marché des entreprises françaises dans ce pays. Ce coefficient est de 0,41 au niveau mondial. Ainsi la francophonie, sphère d’influence directe des Etats francophones, conditionne déjà leur rayonnement.

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Initiée en 2009 par la Chambre Franco-Suisse pour le Commerce et l’Industrie (CFFCI) le FAFS est organisé tous les ans au mois de septembre à Genève. Il fait se rencontrer 250 entreprises, 50% françaises, 50% suisses ; en l’espace d’une journée 400 rendez-vous d’affaires sont organisés. Sont présent sur le forum des représentants de grands groupes tels que Renault ou TGV Lyria, mais aussi ceux d’entreprises en développement qui, grâce à ce genre d’événement, peuvent se greffer à un réseau entrepreneurial très dynamique.

 

Il existe donc une « coprospérité francophone ». Le phénomène ressemble au principe dit des « vases communicants » : toute richesse créée par des investissements français en territoire francophone revient en bonne partie dans le circuit économique français.

Il est clair que notre pays néglige ce potentiel de croissance. Pire : il s’en détourne au profit d’une intégration toujours plus forcée dans le circuit économique anglo-américain, ceci allant de pair avec l’adoption aux forceps d’un modèle multiculturel qui nous éloigne de nous-mêmes comme de nos intérêts propres.

Développer la croissance francophone par l’investissement public, par des incitations au secteur privé, par la multiplication des forums économiques bilatéraux, de partenariats industriels avec les Etats francophones, c’est permettre l’affirmation d’un nouveau pôle dans la mondialisation, capable de promouvoir un autre moteur pour les échanges que celui, néo-libéral et multiculturel, porté par le modèle anglo-saxon.

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