Convention présidentielle de Marine Le Pen : Loup Viallet sur une diplomatie indépendante

Convention présidentielle de Marine Le Pen : Loup Viallet sur une diplomatie indépendante.

 

 

Renouer avec la souveraineté pour renouer avec la grandeur

Si la voix de la France est indissociable de son indépendance, alors une œuvre de grandeur conduite souverainement est toujours envisageable, et ce, au détriment des tenants de l’intégration de notre pays dans une « construction » européenne impériale, oligarchique et à la politique néolibérale.

On ne manquera sans doute pas de nous rappeler cette prophétie angoissante, très en vogue, qui établit le théorème suivant : maîtriser nos frontières, rétablir notre souveraineté nationale et populaire équivaudrait à se couper du reste du monde, à se marginaliser, à sortir de l’histoire.

Mais les apprentis-devins parlent seulement aux apprentis-crédules. Le COMEF souhaite s’adresser aux Français : leur témoigner que le sort de la France n’est pas de se comporter indéfiniment en « puissance moyenne », mais de rayonner. Leur affirmer qu’être souverains, ce n’est pas être enfermés, n’en déplaise aux élites vassalisées de notre patrie qui ont gouverné et gouvernent encore la France selon la médiocre représentation qu’elles s’en font, à cette caste qui a outrageusement négligé les intérêts stratégiques de notre nation dans la conduite de son gouvernement.

Au contraire, nous avons tous les atouts pour tenir bon tout en nous dissociant de ce mouvement mondialiste d’uniformisation des modes de vie, qui efface la diversité de nos sociétés, de nos cultures ; y substituant pas à pas et non sans difficultés l’hégémonique modèle anglo-américain de gouvernance politique, économique, financière et sociale.

Enfouis sous des kilomètres de bavardage médiatico-politique, de préoccupations mineures, de soumissions diverses, d’idées reçues et entretenues, les instruments du rayonnement sont là. Ils ne nous ont jamais quittés. Cependant ils ont été de grands oubliés des devoirs de la politique française depuis un demi-siècle.

Se réconcilier avec la grandeur, c’est cesser une fois pour toutes de renoncer à ce que nous sommes. Il faudra reprendre confiance en notre langue française, trésor de l’Humanité et patrimoine commun des francophones comme il faudra en finir d’ignorer notre domaine maritime, immense et délaissé.

Le français est aujourd’hui la seule langue avec l’anglais qui soit présente sur les cinq continents. Nous l’avons en partage avec un pays sur trois dans le monde ;  de plus c’est la quatrième langue sur internet, la troisième langue d’affaires et la seconde langue d’information au monde. Soyons-en fiers : l’avenir des échanges n’est pas réservé au seul globish, ni à l’idéologie ultra-libérale  véhiculée avec lui par nos élites mondialisées, fonctionnaires de la globalization. Cette forme appauvrie de la langue de Shakespeare nous a détournés de l’espace francophone, un espace de coprospérité économique, industrielle, commerciale, sociale, dans lequel il faut réinvestir massivement.

Le désintérêt de nos élites à l’égard du monde francophone a été dévastateur. Le mirage européiste nous a trop longtemps caché la réalité d’un monde francophone dynamique et francophile portant la promesse de coopérations industrielles, commerciales, culturelles, scientifiques avec un gouvernement sur trois dans le monde.

D’un abandon l’autre. Dans l’Identité de la France, l’historien Fernand Braudel remarquait déjà que  «  l’œuvre française sur les mers n’a guère été à la hauteur des aventures que nous avons menées sur l’élément solide. Il y a déséquilibre. ». Ce déséquilibre, une France souveraine aurait les moyens de le rectifier enfin.

Notre pays possède le second domaine maritime au monde avec près de 12 millions de km² de zones économiques exclusives (ZEE) et des côtes ouvrant sur trois océans et quatre continents ; il mérite une stratégie à la hauteur de ses extraordinaires ressources. Pourtant aujourd’hui c’est bien la mer qui est terra incognita : on connaît mieux la surface de la Lune que le fond des océans ! Combien de temps allons-nous garder les yeux mi-clos sur un secteur économique majeur, potentiellement créateur de nouveaux emplois, pourvoyeur des nouvelles grandes découvertes ?

Le rayonnement n’est pas un néo-colonialisme. C’est une volonté, le projet d’un autre modèle de développement et de coopération mis au service de nos atouts. Pas une contrainte imposée aux autres pays.

Les Patriotes veulent réconcilier la France avec son histoire et sa géographie, avec le sens de ses intérêts nationaux, avec sa mission millénaire d’être une nation libre parmi les nations, pour à nouveau voir le peuple français se tenir la tête haute au milieu des peuples du monde.

C’est par l’étude et l’action de terrain que nous nous engageons au COMEF pour servir cette idée souverainiste de la puissance française. Rejoignez-nous !

Loup Viallet, Président du Collectif Mer et Francophonie  cropped-LOGOcomef-e1460970913473.jpg

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