BREXIT : EXIT L’ÉTAT MEMBRE, EXIT SA LANGUE OFFICIELLE !

BREXIT : EXIT L’ÉTAT MEMBRE, EXIT SA LANGUE OFFICIELLE !

Une tribune d’Albert Salon, ancien ambassadeur, président d’Avenir de la Langue Française et ami du COMEF.

Albert Salon, docteur d'Etat ès lettres, ancien instituteur, puis ambassadeur de France à la Jamaïque, commandeur du Mérite national, officier du Mérite béninois, chevalier du Mérite allemand (Bundesverdienstkreuz am Band), président d'Avenir de la langue française (ALF), co-animateur de réseaux francophones internationaux, médaille Senghor de la Francophonie reçue en 2014 de M. Abdou Diouf, au siège de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Albert Salon, docteur d’Etat ès lettres, ancien instituteur, puis ambassadeur de France à la Jamaïque, commandeur du Mérite national, officier du Mérite béninois, chevalier du Mérite allemand (Bundesverdienstkreuz am Band), président d’Avenir de la langue française (ALF), co-animateur de réseaux francophones internationaux, médaille Senghor de la Francophonie reçue en 2014 de M. Abdou Diouf, au siège de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Albert Salon est un ami du COMEF.

La logique du « Brexit » conduit à l’improbable mais nécessaire disparition d’une des langues officielles de l’UE : celle de l’anglais !

 

L’analyse que nos associations ont faite dès la nouvelle du Brexit connue, voire auparavant, est jugée partagée aussi par les espérantistes,

Qui, eux, veulent mettre l’espéranto à la place de l’anglais, ce qui serait d’ailleurs moins dangereux pour la diversité des langues de culture !

Il est étonnant que nos parlementaires patriotes, souverainistes, semblent bien rares à partager cette analyse de la logique – donc de la nécessité – de prendre acte de la sortie du seul État membre de l’UE** qui soit de langue officielle anglaise, donc de ce que l’anglais ne peut plus, juridiquement, être une des langues officielles de l’UE, même si elle reste encore de fait langue commune pendant assez longtemps….

Elle doit en effet perdre son statut juridique dans les institutions européennes.

Les textes de l’UE ne doivent plus, en droit strict, être rédigés en anglais, ni les dépenses de traduction de et vers l’anglais être payées par le budget européen.

C’est même une annonce à faire vite, avant qu’un tour de passe-passe dont le monstre a le secret, avec quelques risettes à un gouvernement français à la faiblesse congénitale complaisante, complice, criminelle, concède aux Britanniques, dans ce domaine névralgique comme dans d’autres, « le beurre et l’argent du beurre » !

Des États membres doivent poser d’emblée, en ce domaine, que les traités et règlements fondateurs doivent être respectés. Les traités, rien que les traités, tant que l’on n’en a pas négocié de nouveaux, à 27, à l’unanimité.

Il y a là pour les Allemands, les Espagnols, les Italiens, plus encore pour les Français, les francophones et les francophiles, une carte maîtresse à jouer, pour revenir au plurilinguisme réel dans l’Union.

Songeons à Umberto Eco : « l’Europe, c’est la traduction ! »

La difficulté ne saurait nous échapper : l’habitude de l’anglais a été prise, et les EU, vrais maîtres du monstre UE, veillent jalousement sur ce graal et continuent à l’imposer avec l’aide de tous leurs vassaux et collabos en Europe, les « élites » françaises n’étant pas les moins complaisantes et vassalisées.

L’affaire est pourtant, en droit, simple et claire et simple comme le cristal.

Elle doit donc être énoncée, expliquée, sa conclusion évidente doit être affirmée sereinement, sans acrimonie.

Certes, elle terrifie tous les nains.

Il y faut « seulement » de la grandeur, du courage !….

Que l’on imagine un instant un chef d’État français visionnaire et ferme défendant nos intérêts fondamentaux, le droit et la logique à la fois !

Mais que nos candidats réfléchissent un instant : une attitude ferme dans ce domaine ferait beaucoup pour une (ré)élection à la Présidence de la République en 2017…

> Albert Salon, docteur d’Etat ès lettres, ancien instituteur, puis ambassadeur, commandeur du Mérite national, officier du Mérite béninois, chevalier du Mérite allemand (Bundesverdienstkreuz am Band), président d’Avenir de la langue française (ALF), co-animateur de réseaux francophones internationaux, médaille Senghor de la Francophonie reçue en 2014 de M. Abdou Diouf, au siège de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

*L’Irlande (Eire) et Malte, ont, comme tous les États membres, chacune une seule langue déclarée, qui n’est pas l’anglais, pourtant très bien implanté chez elles.

 

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